KYC et lutte contre le blanchiment (LCB-FT) dans le séquestre par avocat
Le KYC ne se comprend pas isolément : il est le premier maillon d'un dispositif plus large, la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme (LCB-FT). Lorsqu'un avocat manie des fonds dans le cadre d'un séquestre, il applique ce dispositif à chaque étape du dossier.
La LCB-FT, socle des obligations du séquestre
L'avocat qui reçoit, conserve et libère des fonds pour le compte de tiers est un professionnel assujetti à la LCB-FT. Ce statut lui impose des obligations de vigilance à l'égard de ses clients et des opérations qu'il sécurise, dont le KYC est la traduction la plus concrète.
Les trois temps de la vigilance
- Identification : recueillir l'identité des parties et, pour les personnes morales, celle des bénéficiaires effectifs ;
- Vérification : contrôler ces éléments au moyen de documents probants et comprendre l'objet et la nature de l'opération ;
- Vigilance constante : suivre la relation et l'opération dans la durée, et actualiser les informations si le contexte évolue.
Une approche par les risques
Les diligences ne sont pas uniformes : elles s'ajustent au niveau de risque. Une opération simple entre parties clairement identifiées appelle une vigilance standard ; un montage complexe, un montant élevé, une dimension internationale ou la présence d'une personne politiquement exposée (PPE) justifient une vigilance renforcée, avec des vérifications supplémentaires sur l'origine des fonds et du patrimoine.
Confidentialité et déclaration de soupçon
Les informations recueillies sont couvertes par le secret professionnel de l'avocat et traitées conformément au RGPD. Le dispositif LCB-FT prévoit toutefois, dans des cas strictement encadrés par la loi, une obligation de déclaration de soupçon auprès de l'autorité compétente. Cette articulation entre confidentialité et vigilance est au cœur du rôle du tiers séquestre.
Ce que cela change concrètement pour votre opération
Pour les parties, le cadre LCB-FT se traduit par une demande de pièces en amont et, parfois, par des questions sur l'origine des fonds. Loin d'être un frein, ces diligences sécurisent l'opération : elles garantissent que les sommes séquestrées sont licites et traçables, et que leur libération ne pourra être contestée. Bien anticipées, elles s'intègrent naturellement au calendrier du dossier.
Fidens met en place le séquestre sur compte CARPA en intégrant, dès l'ouverture, les diligences KYC et LCB-FT adaptées à votre opération.
Questions fréquentes
Qu'est-ce que la LCB-FT ?+
La LCB-FT désigne la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme. C'est le dispositif légal qui impose à certains professionnels — dont l'avocat qui manie des fonds — des obligations de vigilance : identifier les parties, vérifier l'origine des fonds et surveiller les opérations.
En quoi consiste l'approche par les risques ?+
Les diligences s'adaptent au niveau de risque de l'opération. Une opération simple appelle une vigilance standard ; un montant élevé, une structure complexe, une dimension internationale ou une personne politiquement exposée déclenchent une vigilance renforcée.
Mes informations restent-elles confidentielles ?+
Oui. Les informations recueillies sont couvertes par le secret professionnel de l'avocat et traitées conformément au RGPD. Elles ne sont utilisées que pour les besoins des diligences LCB-FT et de la mise en place du séquestre.
Une opération à sécuriser ?
Fidens met en place le séquestre du prix sur un compte CARPA, sous la responsabilité d'un avocat.